Jack Walston Tuneur - Debutant


Inscrit le : 15 Déc 2007 Messages : 432 Gang : Son propre business Metier : Propriétaire de la casse et associé de Kira Santos au garage Feuille du personnage Arme(s) portée(s) (3 max): Poignard, Smith&Wesson cal .500, MP5 Navy
| Sujet: Mauvais payeur [Délit] Mer 2 Avr - 19:53 | |
| 21h54. Jack est à l'entrepôt, en train de changer un pneu de la Lamborghini sous l'écoute de The Gift, célèbre titre du groupe Seether. Rien ne semble visiblement devoir perturber le calme de la soirée...
Le téléphone sonne. Première calamité. Jack décroche. Juanes, l'ami de Kévin Blackwel, au bout du fil. Seconde calamité.
- Juanes ? - Hé, Walston, on va avoir besoin de toi. Y'a un enfoiré qu'a pas payé et qui veut se faire la malle... - Attends, Juanes, c'est pas prévu dans mon contrat ça, c'est aux mecs de la sécu de s'en charger. - J'aimerais bien, mais on a beaucoup à faire, et ça nous arrangerait tous que tu t'en charge. T'as rien de difficile à faire, fonce chez ce con de Stanley Evans avant qu'il parte et convainc-le de payer sa dette, c'est tout ce qu'on te demande. - Juanes, je suis pas payé pour tuer, merde, je suis là pour des transports avant tout ! - Personne te demande de le tuer, mort il sert à rien. Nous, on veut juste l'argent, c'est tout. Allez, attrape-le avant qu'il mette les bouts, il est à Little Wacken dans le centre-ville. Vu qu'il a pas mal de trucs à prendre, t'as encore le temps...
Sur ces mots Juanes raccrocha. Jack grommela, c'était usant d'être dérangé à n'importe quelle heure... enfin bon, c'était pour Gryffond Transport, une boîte qui assurait son avenir, c'était toujours mieux que le SPB où il avait perdu tellement de temps. Il grimpa dans son chez-lui, et se dirigea vers la porte cachée du meuble sous le bar. Il en sortit une batte de baseball, et un MP5 Navy au cas où. Jack observa quelques instants la mitraillette. C'était avec elle qu'il avait accompli des meurtres... merde, fini de tuer, il ne tuerait plus personne, c'était certain. Mais ce soir, il allait briser un crâne quand même.
Il balança la mitraillette et la batte sur la banquette arrière de la Toyota Supra, il laisserait la Lamborghini chez lui puisque le pneu n'était pas totalement remit. Il glissa le clé dans le contact, et donna un grand coup d'accélérateur. Plus tôt ce serait fini, mieux ça vaudrait, et d'ailleurs le gars était pressé de partir.
Après de multiples passages dans des "raccourcis" pour éviter les embouteillages, Jack arriva dans Little Wacken. La maison d'Evans était là, belle baraque ce petit salopio. Dehors, il y avait une shelby gt-500 noire qui attendait, le coffre ouvert. Un départ précipité se préparait... Jack gara la Toyota à l'autre bout de la rue, essayant de rester discret, et prit la batte. L'obscurité aidant, on ne le remarquait pas trop dans cette partie, ces quartiers résidentiels étaient plutôt calmes. Il avança vers la maison, la porte d'entrée était grande ouverte, visiblement Evans ne cessait de faire des aller-retour vers la voiture. D'ailleurs, Jack le croisa dans le couloir, Evans portait une lourde valise. Valise qu'il lâcha dans sa surprise de voir un intru face à lui, mais Jack ne lui laissa pas le temps de réagir davantage, puisqu'il lui décocha un violent coup de batte en pleine poire. Le type fut projeté au sol, la machoîre défoncée.
- Pitié, ne me tuez pas ! Je dois partir, ma femme est à l'hôpital, à la maternité je veux dire... - T'es trop con pour avoir une femme, Evans. Merde, je suis pas là pour te buter, je viens simplement reprendre ce que t'as oublié de donner récemment... - Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, c'est sûrement une erreur... - M'oblige pas à t'en recoller une, Evans, ça me ferait chier. Tu dois huit mille dollars à l'entreprise... qu'est-ce qui te ferait le plus chier, de crever ou d'avoir la brigade des stups au dos pour ton traffic de drogue ? En taule, tes camarades prendraient ton cul pour une base de loisirs. Fais pas le con, tu ferais beaucoup mieux de payer, et ça vaudrait mieux pour tout le monde... après tu foutras le camp, les mauvais payeurs comme toi on veut plus en revoir dans le coin.
Evans tremblait. Comme dealer, Jack avait connu plus costaud. En même temps, Evans, c'était un pauvre wasp de merde qui tentait d'arrondir ses fins de mois, il se ferait forcément coincer par les flics un jour ou l'autre.
- Bon, joue pas avec ma patience, donne l'argent maintenant.
Jack releva la batte, prêt à frapper. Evans se recroquevilla sur lui-même, suppliant, puis résigné, il dit :
- Arrêtez ! Très bien, j'ai compris le leçon, je vais payer... j'ai une valise pleine d'argent dans la voiture... laissez-moi y prendre ce que je vous dois.
Jack eut soudain l'air assez intéressé, peut-être que cette virée nocturne allait lui être utile un peu à lui. Il baissa sa garde et répondit d'un ton beaucoup plus calme, voire amusé :
- Une valise pleine d'argent, tu dis ? Te dérange pas, Evans. Que ça fasse huit mille dollars ou un peu plus, ça pose pas de problème, tu pense bien.
Evans n'eut pas le courage de s'y opposer. Jack se dirigea vers la shelby, et sortit du coffre une grosse valise de billets. Une bonne partie des économies d'Evans s'y trouvait... le malheureux homme d'affaires regarda, impuissant, Jack flanquer la valise dans le coffre de la Supra, et foutre le camp non sans avoir rappelé :
- Maintenant tu quitte cette ville, Evans ! Et vite fait...
Jack considéra que l'argent en trop serait un dédommagement de la part d'Evans pour son retard. Il ne manqua pas, cependant, de s'en accorder personnellement une petite partie, soit 4.000$, ce qui lui ferait une prime pour ce boulot inhabituel.
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Jack Walston |
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